Jamais, mon Dieu, jamais je ne t’ai vu ! Et pourtant, je te sens présent dans toute ma vie : dans le ciel, dans le ruisseau, sur la branche, dans mon esprit, ma chair, mon cœur et mon âme !
Je te sens dans la sueur de mon papa, dans l’affection et les baisers de ma douce maman ! Je sens ta présence partout, dans tous les lieux sombres et dans les endroits lumineux, fermement je te tiens enlacé dans mes petits bras !
Toi, tu déposes les fleurs sur l’amandier pareilles à des flocons de neige. Toi tu fais fleurir les branches sous le givre. Tu envoies le soleil et tu rends notre journée dorée. Tu envoies la lune et notre soirée est d’argent !
Eh quoi ! je ne suis pas un enfant aveugle…
Alors pourquoi, mon Dieu, pourquoi ne t’ai-je pas vu ?
Cette prière a été écrite par Alexandre Nkialas (1915-1948). Connu comme théologien et conteur, ce fils de prêtre composa des poèmes surtout à l’intention des enfants. Il composa ses toutes premières oeuvres à l’âge de trois ans ! Sa thématique préférée tournait toujours autour de la joie libératrice que donne au monde le Christ Sauveur. Encore étudiant à Athènes, il devînt le responsable des Écoles de Catéchisme. Sa mort reste encore aujourd’hui inexpliquée. Il décéda, tout comme Jésus à l’âge de 33 ans…